Signé le 5 juin, l’avenant 2 refond le bloc classique de l’ACI en 2027 et ajoute un bloc facultatif adossé au label France Santé. Ce qui change, ce qui attend encore sa publication.

Version de référence
Ce billet est daté : il garde l’angle et le ton du jour où il a été écrit. La version maintenue à jour, écrite sur sources primaires et portant sa date de vérification, vit dans l’Académie SisaFlow — c’est elle qui fait foi.
Vendredi, un mail de la fédération régionale atterrit dans ma boîte, objet en majuscules : « AVENANT 2 SIGNÉ ». Je l’ouvre le mardi suivant, 40 pages en pièce jointe, la pile de courrier juste à côté. Six jours après la signature, voici ce que ce texte change vraiment — et ce qu’il ne change pas encore.
L’avenant 2 à l’Accord conventionnel interprofessionnel — l’ACI, celui qui finance les structures comme la nôtre — a été signé le 5 juin par l’UNCAM, une trentaine d’organisations de professionnels de santé et l’UNOCAM. J’ai relu le texte trois fois depuis dimanche. Il fait deux choses qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre, et c’est la première confusion à désamorcer en réunion d’équipe.
D’un côté, il refond le bloc classique de l’ACI — celui que toute structure signataire touche déjà — à partir du 1er janvier 2027. De l’autre, il ajoute un bloc facultatif, adossé à un nouveau label, « France Santé ». Le second s’ajoute au premier, il ne le remplace pas. Le tableau ci-dessous pose la distinction une bonne fois pour toutes.
Je vais le dire tout net : ça fait du bien d’avoir un texte daté et signé, après des mois où le sujet ne circulait qu’en versions non officielles et en « on m’a dit que ». Ça ne répond pas à tout — plusieurs pans du bloc France Santé restent à préciser, un autre article y reviendra — mais on parle enfin du même document.
| Ce qu’on compare | Bloc classique | Bloc France Santé |
|---|---|---|
| Statut | C’est l’ACI : toute structure signataire y est, sans rien demander | Facultatif : déclaration d’intention, puis labellisation |
| Assiette | La patientèle médecin traitant (référence 4 000, inchangée depuis 2017) | La file active de toute l’équipe |
| Poids financier | L’essentiel de la rémunération de la structure | 50 000 € au maximum, avant modulation |
| Ce qui change en 2027 | Fin des points : chaque indicateur porte un montant en euros | Un barème transitoire existe déjà ; on le détaille dans un autre article |
| Qui décide | La CPAM contractualise, contrôle et verse | L’ARS, le préfet et le président du conseil départemental labellisent ; la CPAM verse |
Voilà ce qui change, concrètement, dans la partie de l’ACI que vous connaissez déjà :
De tous ces changements, un seul mérite un encadré à part : la date à laquelle ils s’appliquent réellement.
Ces nouveaux indicateurs valent pour l’année de référence 2027, déclarée début 2028. Si vous préparez la déclaration de janvier prochain — celle qui porte sur l’année 2026 — elle se fait encore sous le régime actuel, points compris. Rien ne change pour votre prochaine échéance. Le nouveau régime s’appliquera à celle d’après.
C’est la partie juridique du texte, et elle prend les équipes à contre-pied. Les structures déjà signataires de l’ACI sont réputées adhérer au nouveau contrat type. Concrètement : aucune démarche à faire pour rester dans le dispositif. Ni signature, ni formulaire, ni passage en assemblée générale.
L’inverse est vrai aussi, et c’est là qu’il faut être attentif : refuser l’avenant, dans un délai de deux mois qui commencera à courir à l’entrée en vigueur du texte, emporte la résiliation du contrat ACI — donc la perte de la rémunération. Cette entrée en vigueur n’a pas encore eu lieu : le texte est signé, pas encore approuvé par arrêté, pas encore publié au Journal officiel. Le compte à rebours des deux mois n’a donc pas commencé. On y reviendra, avec la date exacte, dès que la publication tombe.
Un mot sur les signataires, parce que la question revient déjà : MG France et l’UFML-S n’ont pas signé ce texte. Un accord conventionnel s’applique pourtant à toute structure adhérente à l’ACI, quel que soit le syndicat de ses professionnels. Autant le dire une fois, clairement, plutôt que de laisser la question traîner en réunion.
Rien d’urgent, sincèrement. Le texte est signé, pas encore applicable : il lui manque l’arrêté d’approbation, puis la publication au Journal officiel, et ça se compte en semaines plutôt qu’en jours. Voilà ce que je conseille autour de moi, en attendant :
Il n’y a rien à signer individuellement : l’adhésion au nouveau contrat type se fait automatiquement pour les structures déjà dans l’ACI. Si quelqu’un vous présente un document à parapher « pour être en règle avec l’avenant 2 », posez la question à votre caisse avant de signer.
Une réunion suffit pour expliquer les deux blocs, rappeler que 2027 concerne la déclaration suivante et pas la prochaine, et couper court aux rumeurs qui commencent déjà à circuler. Une consœur, gérante d’une structure dans la Nièvre, m’a écrit lundi matin pour vérifier qu’elle n’avait rien à envoyer à sa caisse. C’est exactement la question à se poser, et la réponse est non.
C’est elle qui fixera la date d’entrée en vigueur, donc le point de départ du délai de deux mois. La page dédiée d’ameli se met à jour sans changer d’adresse — mettez-la en favori, c’est plus fiable qu’un fil de discussion.
L’avenant 2 est signé depuis le 5 juin, pas encore en vigueur. Il refond le bloc classique de l’ACI à partir du 1er janvier 2027 — fin des points, deux étages au lieu de trois — et ajoute un bloc facultatif adossé au label France Santé. Les structures déjà signataires restent dans l’ACI sans rien faire ; c’est le refus qui demande une démarche, dans un délai de deux mois qui n’a pas commencé. Et la prochaine déclaration, celle de janvier 2027 sur l’année 2026, reste sous l’ancien régime.
L’Académie SisaFlow tient à jour, sur sources primaires, tout ce que l’avenant 2 change : le détail des indicateurs du bloc classique, le mécanisme du bloc France Santé et son barème, le calendrier déclaratif complet. Gratuit, sans compte.
SisaFlow automatise les calculs ACI, centralise les justificatifs et fluidifie votre communication d'équipe. La tech au service des Maisons de Santé.